I don't really know what I want anyway.

Je crois que c'était plus facile avant. Quand tout ceci était une obligation. Je crois que c'était vraiment plus facile. Je ne faisais que me plaindre mais c'était tellement plus simple. Aujourd'hui, je me trimbale. Mon corps et cette pesanteur qui me pèse sur les épaules et je me dis que ça pourrait être plus simple. Je crois que tout était plus simple. Les draps étaient propres et pliés quand arrivait l'heure de se coucher. Les plats étaient pleins de bonnes choses à manger. Les cahiers n'attendaient que moi et je n'avais que ça à faire : les remplir. Tout était si simple. Écrire deux ou trois lignes et puis s'en aller. Deux ou trois pages et c'était les vacances et des vacances bien méritées. Maman était là et elle m'engueulait. Papa était là et, lui, me faisait rigoler. Aujourd'hui, c'est bien plus dur que ça. Aujourd'hui, le temps passe et je dois seule m'occuper de mes petites affaires. Je dois épargner Maman et ne pas inquiéter Papa. Je dois m'occuper de moi et des autres. Et c'est d'autant plus compliqué.
Je crois qu'avant, je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais. Du soleil qui brillait au dessus de ma tête et qui me brulait la peau, des copines qui attendaient toujours au détour d'une rue, des sourires et des attentions qui espéraient que je ne rentrerais pas tard. Tout était plus simple avant. Tout était plus simple mais le temps était compté. Aujourd'hui, il l'est encore mais je suis la seule à m'en rendre compte. Les perches ne sont plus si faciles à atteindre et il faut le plus souvent donner de soi pour y arriver.
Avant, tout était plus simple et je ne m'en rendais pas compte. Avant, c'était avant. Aujourd'hui, tellement de choses ont changées. Et le pire, le pire, c'est de s'en rendre compte et de ne plus pouvoir y retourner.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 16:33

Future & past at the same time.

La vie c'est comme ça parfois. Un coup de vent, un éclair et tout s'éclaire. Le temps passe, le passé s'efface. Les autres s'en vont mais c'est tant pis. Les autres restent. Restez, aussi longtemps que vous le pouvez. Avec vous, mon sourire est plus vrai.
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# Posté le samedi 10 octobre 2009 13:38

I look up and then I start my dream but then I wake up and the way I feel is that I miss you so much. I wish you were here with me.

I look up and then I start my dream but then I wake up and the way I feel is that I miss you so much. I wish you were here with me.
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Mes yeux sont tristes parfois et ma bouche ne sait pas sourire. Tu le remarques souvent. Mon corps n'a pas envie d'avancer, mes bras se retrouvent ballants. J'ai trop de fois l'impression de stagner, de ne plus avancer. Et je reste là, sans trop vraiment savoir où aller. Je me perds et j'attends, en vain. J'essaie de mettre des mots sur ce que je ressens. Je te regarde et je souris. Je ferme les yeux mais tu disparais. Je t'appelle dans le noir parce que je ne sais plus deviner ta présence. Je tourne en rond et je te cherche alors que tu te trouves tout près. J'ai l'impression d'avoir quitté mon enveloppe corporelle, de m'être déplacée, d'être ailleurs sans pouvoir distinguer où je me trouve. Ma vue se trouble et je ne sais toujours pas comment te retrouver. Mes mots se perdent et je ne sais plus quel est ton nom, quelle est ta nationalité. Je ne sais plus si je suis moi et si je suis quelqu'un d'autre. Je ne sais plus si j'ai froid ou si j'ai peur. Je me retourne et je me renverse. J'ai trop souvent l'impression d'être écrabouillée. Un poids m'appuie sur les épaules et je n'en peux plus d'essayer de rester droite sans savoir pourquoi. Je tourne en rond et je perds mes repères. Je ne sais plus si je serais assez forte demain. Je ne sais plus comment ouvrir les yeux lorsque je les ferme et ton visage s'efface. Tes traits deviennent de plus en plus flous. C'est mon cerveau qui en devient complètement fou. Je reste là et je ne sais plus faire face. Je reste là et je suis toujours de glace. Je me tais et ça t'énerve. Je m'éteins un peu. A petit feu. Au fond, c'est peut-être la fin. Je ne sais plus faire confiance. Je ne sais plus me confier, même pas à moi-même. Je reste là, je tourne en rond. Je cherche quelque chose. Je cherche quelqu'un. Je cherche à mettre des mots. Je cherche à m'étendre, m'épanouir. A grandir. J'essaie d'avancer mais mes jambes ne répondent plus, comme mon c½ur ne bat plus. J'écris des charades pour avoir des énigmes à résoudre, pour ne plus avoir le temps de chercher mes mots, ne plus avoir à trouver ce que je dois dire de moi parce qu'il ne reste plus grand chose de moi-même. Je cherche encore. Je tourne en rond et je cours après rien du tout. Je cours, je cours toujours et je m'essouffle. J'aimerais savoir. Juste savoir et m'attraper la main pour me sauver de ce que je suis, de ce qui m'étouffe et ce qui m'enlise dans mes tours de glace. Je reste là. Je cherche un toit à appeler maison. Je cherche une main, une oreille, une écoute. Je cours après le temps. Celui là me rattrape et je trébuche. Je chute, c'est peut-être la fin. Mais je reste là et j'attends. J'attends que le vent ne cesse de souffler si fort. J'attends que le temps vienne. J'attends que quelqu'un ne réponde aux SOS que je ne lance pas. Je reste là et je tourne en rond. Je vais, je viens, je respire, en vain. J'aime, je hais. Je t'aime, je te hais. Je ne sais plus quoi dire et je ne sais plus s'il faut partir. J'attends et je reviens. Je respire et je me dédouble comme si mes muscles avaient perdus le contrôle de mon corps. J'ai perdu le contrôle de moi-même et je ne sais plus qui je suis. J'ai peur. J'aimerais rentrer chez moi. Me cacher sous les draps. Mais je ne sais plus où j'habite. J'essaye de faire face, encore et encore jusqu'à ce que mon corps ne lâche prise. Je me lâche la main et je m'éloigne de ce que je ne suis déjà plus. Je suis lâche et je me suis lâchée moi-même. J'ai peur de ne plus avoir d'emprise sur le reste de mon existence. J'ai peur que le mur ne glisse, ne m'écrase. Je tourne en rond et je me construis des tours de Pise qui s'élancent dans le ciel trop vite, tellement vite qu'elles s'effondrent. Je tombe à genoux, je passe mon temps à me demander pourquoi. J'essuie les meubles parce que je ne sais plus essayer mes larmes. Et j'attends. J'attends de pouvoir réussir à prendre la fuite à nouveau. M'élancer vers l'horizon et me balancer mes vérités à la face. Danser et dormir. Mais je me torture. C'est la fin, peut-être. C'est certainement ça. Et c'est peut-être pour ça que je n'arrive plus à te faire confiance. Et c'est peut-être pour ça que, prince charmant, tu es redevenu crapaud.
Je ne sais plus m'enfuir. Je ne sais plus qui tu es. Je ne sais plus si tu dois rester, si tu dois partir. Je ne sais plus si t'aimer en vaut encore la peine ou si j'aurais encore le courage d'avoir de la peine. Je n'ai pas la moindre idée de la façon dont tu t'y prendrais pour sécher mes peines et c'est sans doute pour ça que je préfère les avaler et les garder dans le plus profond de moi-même jusqu'à me perdre en route. J'attends et je t'attends toujours. Si mes bras ne répondent plus, les tiens ne me soutiennent pas. Si mes yeux ne veulent plus s'ouvrir, tes mots ne me consolent pas. Si mon coeur tremble, je ne sais pas ce que le tien ressent. Tu restes de glace quand j'essaye de m'effacer. Si mes mains se referment sur du vide, si mes bras ne font que prendre soin de ce que je ne suis plus, si mes larmes roulent mais se refusent à couler, si j'attends, si je me perds encore, c'est peut-être que c'est la fin, après tout. La fin de qui, la fin de quoi ? Au fond, je ne sais pas ce que nous sommes, ce que nous devons ou ce que nous pouvons être parce que si je ne sais plus parler, toi, tu sais très bien comment ne pas m'aimer. Et c'est ça qui fait mal, au final. C'est ça qui fait que tu me manques même lorsque tu es tout près. C'est ça qui fait que lorsque ta main serre la mienne, je ne ressens plus rien.




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# Posté le jeudi 03 septembre 2009 14:35