Mon corps est une feuille où l'on peut y tatouer des mirages. Mon corps se décompose; multipes particules à effeuiller. Mon corps est une portée. Une mélodie à inventer. Mon corps est une guitare. Mon corps est un pays dont les frontières sont en pointillées. Mon corps est un poumon essoufflé. J'ai arrêté de fumer. De me laisser m'évaporer. J'ai arrêté d'imaginer que je ne pouvais me réinventer. Mon corps est une page blanche dont les lignes sont à tracer.

Mon corps est une feuille où l'on peut y tatouer des mirages. Mon corps se décompose; multipes particules à effeuiller. Mon corps est une portée. Une mélodie à inventer. Mon corps est une guitare. Mon corps est un pays dont les frontières sont en pointillées. Mon corps est un poumon essoufflé. J'ai arrêté de fumer. De me laisser m'évaporer. J'ai arrêté d'imaginer que je ne pouvais me réinventer. Mon corps est une page blanche dont les lignes sont à tracer.
Attendre le petit matin. Les accidents sans incidents et provoquer des incendies dans les sourires que tu as créé. Et créer. Et construire. Laisser filer la journée. Reprendre mon manège détourné. Reprendre la route à tes côtés. Attendre, comprendre et enfin, apprendre du passé. Notre futur reste à inventer.
# Posté le mercredi 13 mai 2009 13:27
Modifié le lundi 15 juin 2009 02:41

Never, never.

Au début, au début, on se dit qu'on s'oubliera pas. On appellera, on le jure qu'on appellera. C'est comme ça. L'avion est sur le point de s'envoler et on s'embrasse et on s'enlace et on se promet. On se promet tellement. On s'aime, ça se voit et ça continuera. Au début, c'est comme ça. Quand l'avion atterrit, on s'appelle. On s'appelle et ça dure des heures. Des heures entières à se rappeler, à remémoriser comme si on recréait nos instants envolés. Et on rigole, et on pleure un peu. De toute façon, on a que ça à faire. Plus que ça à faire. Parce que c'est comme ça, on peut pas traverser l'océan comme ça.
Au début, on se sent mal. On manque. On tourne en rond, on a laissé échapper une partie de nous même. Ça fait un peu bizarre. Puis, on s'y habitue. C'est vraiment bête à dire mais on s'y habitue. On s'appelle moins. On se parle moins. On se souvient moins. Et, on s'en rend même pas compte. On trouve ça peut-être normal, au fond. La vie sépare les gens. Les gens pas assez engagés à sauver des relations qu'eux-même disaient éternelles. On va travailler. Toujours plus travailler. On est plus des enfants, on dirait. On grandit et nos vies aussi. On change et nos emploi du temps aussi. On est plus occupés. Et même si on ne l'est pas, on ne trouve pas le temps. Parce qu'on se dit qu'on est trop vieux et que le temps passe trop vite. Qu'on veut plus rater.
Au début, c'est comme ça. C'est toujours comme ça. On s'aime et on s'aimera. Finalement, on s'aime un peu moins, voire beaucoup moins. Il parait qu'on est encore quelque part dans le coeur, mais je n'en sais rien. Il parait qu'on y pense quand même, mais je ne crois pas.
Au début, on s'en va. Puis, c'est la fin.
# Posté le mercredi 13 mai 2009 13:22
Modifié le vendredi 15 mai 2009 05:18

Des montagnes à gravir. Mon nom à graver dans la pierre. Mon coeur à durcir. D'autres horizons à aimer.

Des montagnes à gravir. Mon nom à graver dans la pierre. Mon coeur à durcir. D'autres horizons à aimer.
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La fumée s'échappe de ma bouche. Des cendres. Descendre de ce train en marche. Trainer. Trainer derrière moi ces bagages déjà vides. Ma tête est pleine, mes mains sont vides. Stopper ces voitures. Y grimper comme on escalade les montagnes. Ne plus pleurer, ne plus leurrer. Leur dire. Dealeur d'amour. De passion. De S.oleil. De fringales. D'espaces encore et toujours vide. Et la poussière. Pousser des cris dans le vent. Éventrer ce qu'il reste des brises de printemps. Massacrer mes sacs vides de patience. Massacrer mes sacs de lumière. Et me plonger dans le noir. La marée monte, me marrer. Rire, rire à en crever tes yeux. Dieu que c'est bon. Dieu que c'est mal. Malheureux d'avoir attendu si longtemps. D'avoir attendu la rédemption. La trouver. La trouver dans un coin sombre. Et sombrer de l'avoir attendu jusqu'à la chute. En perdre mes béquilles. En perdre mon latin. Mélanger dans ma tête les couleurs. Ma vue se trouble. Mes paupières sont humides. Humiliée. Désavouée. Déchue. Comme un ange tombé de sa chaise. Se casser les os et les réparer. Repartir. Courir. Courir jusqu'à en perdre le souffle. Crier. Crier au ciel. Crier à l'aide. De l'autre côté de la terre. De l'autre côté du monde. Monter plus haut, toujours plus haut. Ôter ce qui est superflu. Me bruler la peau. Me bruler comme un ange en enfer. Comme un enfant. En perdre mes dents. En perdre la raison. M'arracher des S.ourires. M'accrocher aux étoiles. Je fais ce que je peux. Je fais ce que je peux pour être libre. Me libérer de tout cette crasse. Me libérer de toute cette puanteur. Bien qu'elle s'accroche. Bien qu'elle s'attarde. Ma peau transpire. Mes poumons ont souvent du mal à respirer. Je reprends mon souffle après une course acharnée. Et je ne sais pas après quoi je cours. La vie est courte. La vie s'en va et je m'enfuis. Je m'enfuis dans la direction opposée en fermant les yeux le plus fort possible pour ne plus demeurer aveugle. Et je m'enfuis très loin, très vite pour ne plus avoir à courir. A court d'arguments. Mentir sur ce que j'ai à l'intérieur. Intérioriser. Inventer. Inscrire ailleurs que dans ma tête. Inscrire. Écrire sur les murs. Sur tous les murs. Prescrire. Proscrire pour oublier. Écrire encore pour ne plus oublier. Obligation sempiternelle. Sentir, ressentir. Sortir, Assortir. Penser, panser. Passer à autre chose. A quelqu'un d'autre. M'envoler vers le S.oleil pour m'y bruler les ailes. Tomber dans un nuage de fumer. Descendre du ciel pour revenir six pieds sous terre. Pour revenir à la raison. Pour revenir au réel. Réaliser, réenregistrer. Me faire une voix nouvelle. Une autre voie. Freiner. Arrêter le temps. Faire grimper la température. Et raturer. Tourner la page. Bruler les anciens chapitres. En commencer un nouveau. Un vrai. Oublier le brouillon. Et j'écris ma vie au propre comme on rend des dissertations. Et j'écris ma vie à l'encre bleue comme on recopie des lettres d'amour. Et j'écris ma vie sur du papier glacé pour que mon c½ur ait chaud. Pour que mes mains s'accrochent à autre chose que de la fumée. Et je fume ma vie comme si rien d'autre n'en dépendait. Et le passé est derrière. Délestée. Détestée. Tester d'autres avenir. Venir et voir. Voir et vaincre. Enfin. Fin de l'histoire. Début de la vie. S.ouffler.


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# Posté le mercredi 06 mai 2009 08:25