Je me dis encore que mon histoire deviendra parfaite. Qu'il finira par m'éclairer par des mots, qu'il finira par me dévoiler son côté princier et qu'il n'y aura plus de bémols. Je me dis qu'il apprendra à gommer ses imperfections et rendre ainsi notre vie à deux idéale. Je me dis quand même que je suis bien chanceuse. Bien plus que la moyenne. Mais, j'attends encore malgré sa présence, sa prévenance et ses bras qui sont toujours là pour m'enlacer. J'attends encore, comme une imbécile heureuse, la fin, celle comme dans mes histoires de princesses.
J'ai embrassé tellement de crapauds, je me suis retrouvée couverte de boue souvent, seule, tellement seule. Je me suis pris des claques et pas que des claques. J'ai essayé d'apprendre à revivre avec moi-même et à m'aimer plus que les autres. Et quand, j'ai commencé à y arriver, il s'est pointé. Ce petit paysan avec un c½ur bien plus gros que tous les princes de la planète. Aujourd'hui, j'attends toujours. Et pas seulement que notre histoire soit aussi niaise que l'une qu'aurait pu raconter Marc Levy. J'attends juste qu'il ne daigne m'ouvrir son c½ur comme je lui ai ouvert le mien à vif. J'attends qu'il se rende compte que peut-être je pourrais compter un peu plus à ses yeux et que finalement je puisse me dire que je suis indispensable à sa vie comme il a pu devenir indispensable à la mienne. J'attends qu'il s'ouvre, j'attends qu'il me dise. J'attends en regardant par la fenêtre parfois, en trouvant le temps long souvent, en désespérant la plupart du temps, en soupirant, en perdant espoir mais j'attends. J'attends que le point final de mon histoire ne soit plus vraiment suspension.
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