B.aby.

"Avant toi, ma vie était une nuit sans lune. Très noire, même s'il y avait des étoiles, des points de lumière et de raison. Et puis, tout à coup, tu as traversé mon ciel comme un météore. Soudain, tout brûlait, tout brillait, tout était beau. Quand tu as eu disparu, quand le météore est tombé derrière l'horizon, tout s'est de nouveau assombri. Rien n'avait changé, sauf que mes yeux avaient été aveuglés par la lumière. Je ne distinguais plus les étoiles, et la raison ne signifiait plus rien."
# Posté le mardi 23 juin 2009 15:47

Manifeste incontestable pour effrayer les grandes filles.

Manifeste incontestable pour effrayer les grandes filles.
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Les contes défaits ne sont plus à refaire. Tout le monde le sait et ce n'est vraiment pas ce que l'on croyait. La fin de l'histoire n'est pas aussi belle. Cendrillon a perdu définitivement son soulier de verre, la belle au bois dormant est morte d'un cancer. Blanche Neige a fini par, elle-même, accoucher de sept nains qui n'éclairent même plus ses yeux ternes. Jasmine s'est fait interner car le monde n'a pas compris ses fantasmagories et ils ont brulé le tapis. Belle s'est fait dévorer par la Bête un soir où il s'était trop enivré. Ariel est restée éternellement sirène et Alice, cette schizophrène entêtée, n'a jamais parcouru le wonderland. Ces demoiselles, un peu pimbêches, un peu bêtes et surtout naïves, se sont fait avoir. Il n'y a plus de raison de croire. Il était une fois, et ça s'arrête là. Il était une fois et c'est le début de la fin des fins heureuses auxquelles on veut nous faire croire vaille que vaille.
La princesse des temps modernes s'est enfouie sous des couches de fond teint et ses yeux ne s'ouvrent plus que grâce au mascara, les cernes agrandissent son regard dans lequel on ne peut plus se perdre parce que l'on voit bien qu'elle s'est perdue depuis longtemps. Le prince s'est évaporé, avachis dans un canapé sous des litres de bière à matter le foot avec ses potes tandis que la princesse ne cessera plus d'appeler ses bonnes fées pour éclairer sa vie qu'on avait voulu lui faire croire magique. Il n'y pas de magie, juste la réalité qui rattrape les petites filles qui ont fini par se crever les yeux d'avoir trop rêver. Il n'y a plus de magie, juste des jours qui filent et qui se ressemblent les uns après les autres. Il n'y a plus de princesses sinon des ersatz de bonheur dont la lueur s'est définitivement éteinte dans nos yeux. Il n'y a plus de rêve, juste le fantasme d'une vie délayée dans ces livres trop beaux auxquels on a voulu nous faire croire bêtement. Il n'y a plus de soleil, juste la pluie qui coule sur nos joues et sur ce futur que, petites, on avait imaginées plus bleu, plus merveilleux. Mais, il n'y aura pas de merveilles. Juste la vie et la vie n'est pas aussi simple. Il ne suffit plus d'un baiser pour se croire immortelles. Il en faut toujours plus pour se sentir vivantes.
Giselle nous fait bien rire aujourd'hui avec ses idées préconçues et son "love at first sight". Comment pouvons-nous nous aimer, comme ils le décrivent si bien dans leurs bouquins qui ont définitivement pris la poussière, comment pouvons-nous alors que l'on ne sait même plus se regarder ? On peut bien penser que la vie est un bonheur, si on la vit en chantant, on peut bien penser que tout est magie et que ça rendra le monde plus grand mais il n'y a pas de magie dans un monde où tout est éteint. Il n'y a pas de magie dans un monde où l'amour n'a plus aucun sens. Il ne reste plus qu'à ouvrir les yeux, enfin.
Les princesses ont fini de revêtir leurs plus beaux habits car nous ne sommes véritablement pas des princesses sinon des Peau d'Âne qui ont cru bêtement à ce que leur racontaient leurs mamans.
# Posté le lundi 15 juin 2009 03:13
Modifié le mardi 16 juin 2009 11:48

I've found my way home.

I've found my way home.
Paris, c'est le froid à l'aéroport. Le soleil à l'arrivée. La tour Eiffel. Y monter. Voir d'en haut. Se sentir grande. C'est aménager l'appartement. Dire au revoir à Maman, surtout à Papa. Se retrouver. L'aimer un peu. Partir. Fumer. Aller à Toulon. Revenir. Noël. 19 ans. Se faufiler au Trocadéro pour le 31. C'est prendre le train. Faire des kilomètres. Revenir. Repartir. Sauter. Éviter. La foule. C'est LA copine qui vient. Dormir près d'elle. L'aimer. C'est une rupture. Des pleurs. Des pourquoi. Des milliers de pourquoi. C'est une rencontre. Deux rencontres. Puis trois. C'est Les garder. Les aimer. Sortir. Boire. Fumer. Se demander où je suis. Qui je suis. C'est une autre copine. Qui revient. Qui repart. Qui m'aime et qui me déteste. C'est le chaud. Le froid. C'est des vacances dans les bras de Papa. C'est - 15. C'est la neige. C'est une course-poursuite dans les ruelles de Malmaison des boules de neige à nos trousses. Rire comme des gosses. Choper la crève. Et en rire. Et en rire.
Paris, c'est une Autre copine. La Belgique dans mon petit chez moi. C'est un mannequin. Finalement non. C'est une S.oirée. Le S.ourire comme une évidence. Et continuer. Et continuer. C'est une autre copine. La femme de ma vie. C'est l'embrasser et filer. Partir, revenir. Avoir presque deux maisons. Avoir le coeur comme un camion. C'est l'Italie. Aimer. Et aimer. C'est la voir partir. Ne pas pleurer. Ne pas y penser. C'est le manque. Soleil perdu. Sourire à Miami. C'est avoir hâte. La vouloir. C'est une autre copine. La Réunion. C'est shoppinguer. Des folies furieuses. Des chaussures et encore des chaussures. C'est vouloir maigrir. Vouloir se sentir bien. Belle. Bonne. C'est perdre des kilos. Se sentir mieux. Danser comme jamais. C'est Antony. C'est tabernacle. C'est la musique. C'est chanter. Aimer la pluie malgré tout. Aimer le vent. Aimer le temps qui change.
Paris, c'est le noir. Et le blanc. Parfois et souvent le gris. Paris, c'est Aimer. C'est Amer. C'est rire et S.ourire. Surtout S.ourire.

Et j'ai laissé les autres derrière moi. J'ai laissé le temps. J'ai laissé et je n'ai plus manqué. Paris, c'est ça. Grandir et devenir. J'en ai presque oublié ce que c'était que pleurer.
# Posté le mercredi 27 mai 2009 13:33